Prévention des risques psychosociaux : un enjeu de recrutement en 2026
En 2025, le taux d'absentéisme en entreprise a atteint 4,8 %, un niveau record qui traduit une réalité que peu de directions peuvent encore ignorer : la santé mentale est devenue la première cause des arrêts de longue durée. Derrière ce chiffre se cache un coût humain, mais aussi un coût économique considérable — un arrêt long représente en moyenne 45 000 € pour l'entreprise entre remplacement et perte de productivité.
Face à cette tension, la prévention des risques psychosociaux n'est plus une simple obligation réglementaire que l'on coche en fin d'année. Elle devient un enjeu de performance, de fidélisation… et de recrutement. Cet article fait le point sur ce que révèlent les chiffres 2025, ce que la loi impose réellement aux employeurs, et surtout quels profils recruter pour transformer une contrainte en avantage durable.

Absentéisme record : la santé mentale en première ligne
Les données 2025 dessinent une trajectoire nette. Le taux d'absentéisme est passé de 3,2 % en 2019 à 4,8 % en 2025, soit une progression de 50 % en six ans. La fréquence des arrêts suit la même pente : on compte désormais près de 70 arrêts de travail par an pour 100 salariés — soit environ 7 arrêts pour 10 salariés — contre 55,7 en 2019. Autrement dit, les salariés ne s'arrêtent pas seulement plus longtemps, ils s'arrêtent aussi plus souvent.
Ce qui a changé, ce n'est pas seulement le volume, c'est la nature des arrêts. Les absences longues — celles qui dépassent 90 jours — ne représentent que 6 % des arrêts, mais concentrent 57 % du volume total d'absentéisme. Or ces arrêts longs sont de plus en plus souvent d'origine psychique. Le baromètre Malakoff Humanis 2025 fait état de 19 % de salariés signalant un mal-être au travail, contre 12 % avant 2020, et 71 % estiment que leur travail a un impact négatif sur leur santé — stress, charge de travail, manque de reconnaissance en tête.
Aucun secteur n'est épargné, mais certains concentrent la difficulté : la santé humaine et l'action sociale (8,5 % d'absentéisme), l'hébergement-restauration (8 %) et le transport-logistique (6,8 %). Fait notable, l'absentéisme des cadres progresse de 8 % sur un an, et celui des moins de 30 ans de 10 % — deux populations que l'on croyait longtemps préservées.

Prévention des risques psychosociaux : ce que la loi impose vraiment
Beaucoup de dirigeants pensent que la prévention des RPS relève du volontariat ou de la « bonne pratique ». Ce n'est pas le cas. L'article L4121-1 du Code du travail impose à l'employeur une obligation de sécurité qui couvre explicitement la santé mentale des salariés, au même titre que leur sécurité physique.
Concrètement, cette obligation se traduit par trois exigences. D'abord, évaluer les risques psychosociaux et les consigner dans le Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) — les RPS y sont obligatoires, et le document doit être mis à jour au moins une fois par an dans les entreprises de 11 salariés et plus, en consultation avec le CSE. Ensuite, mettre en œuvre des actions de prévention, d'information et de formation. Enfin, agir dès qu'un risque est identifié.
Le manquement à ces obligations n'est pas anodin. Il expose l'employeur à une responsabilité civile — et, dans les cas graves, pénale. Au-delà du risque juridique, l'inaction a un coût social bien réel : turnover, dégradation du climat, perte d'attractivité employeur. À l'inverse, une démarche de prévention structurée est aujourd'hui l'un des marqueurs les plus scrutés par les candidats, en particulier les jeunes cadres.

Les profils qui font la différence
Remplir son obligation de prévention suppose des compétences précises, que les équipes RH généralistes ne détiennent pas toujours en interne. C'est là que le recrutement santé au travail entre en jeu — un domaine sur lequel MR Solutions RH accompagne les entreprises à l'échelle nationale.
Trois familles de profils sont particulièrement recherchées. Le préventeur (ou chargé de prévention des risques professionnels) pilote le DUERP, structure les plans d'action et fait le lien avec le CSE et les services de prévention. L'infirmier en santé au travail (IDEST) assure le suivi individuel des salariés, les actions de sensibilisation et l'alerte précoce — un maillon devenu essentiel dans un contexte de pénurie de médecins du travail. Le psychologue du travail intervient sur le diagnostic, l'accompagnement individuel ou collectif et l'appui à la mise en œuvre des plans de prévention.
Ces profils sont rares et convoités. Les offres liées à la prévention des risques psychosociaux se comptent par centaines à un instant donné, et la concurrence entre employeurs — entreprises, SPSTI, collectivités — est vive. Recruter un bon préventeur ou un psychologue du travail expérimenté ne s'improvise pas : cela demande une connaissance fine du marché, des grilles de rémunération et des attentes spécifiques de ces candidats.

Comment structurer une démarche qui recrute et fidélise
La prévention des RPS n'est efficace que si elle s'inscrit dans une démarche cohérente, et non en réaction à une crise. Quelques principes font la différence.
Partir du DUERP comme colonne vertébrale, et non comme formalité administrative : un document vivant, réellement alimenté par le terrain, oriente les recrutements et les plans d'action. Clarifier ensuite le besoin avant de recruter — un préventeur, un IDEST et un psychologue du travail ne répondent pas aux mêmes enjeux, et confondre les trois conduit souvent à un mauvais casting. Soigner enfin la marque employeur santé au travail : les candidats de ces métiers choisissent les organisations qui prennent le sujet au sérieux, dotées de moyens réels et d'un portage par la direction.
Pour les entreprises qui n'ont pas la taille critique pour internaliser toutes ces compétences, l'appui d'un cabinet spécialisé permet d'accéder à un vivier de profils qualifiés et de sécuriser un recrutement structurant. Un mauvais recrutement sur ces fonctions ne se traduit pas seulement par un poste vacant : il laisse un risque non couvert.
Conclusion
L'absentéisme record de 2025 et la montée des troubles psychiques ne sont pas une parenthèse : ils installent durablement la santé mentale au cœur des enjeux de l'entreprise. La prévention des risques psychosociaux est désormais à la fois une obligation légale, un levier de performance et un critère d'attractivité. La tenir suppose de recruter les bonnes compétences — préventeur, IDEST, psychologue du travail — sur un marché tendu où l'expertise fait la différence.
MR Solutions RH accompagne les entreprises, SPSTI et collectivités dans le recrutement de leurs profils santé au travail, partout en France. Vous cherchez à structurer votre démarche de prévention ou à recruter un profil spécialisé ? Contactez-nous pour échanger sur votre besoin.



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